Les esprits de la nature
Le plan
éthérique n'est pas un monde parallèle et sans rapport
avec le nôtre. En effet, la tradition de l'hermétisme chrétien
nous enseigne que le monde matériel dans lequel nous évoluons
n'est pas monolithique. Il est en réalité composé de sept
états vibratoires différents. Ainsi, nous distinguons, de l'état
vibratoire le plus dense, à celui le plus subtil : l'état solide,
l'état liquide, l'état gazeux, puis l'éther chimique, l'éther
vital, l'éther lumière et l'éther réflecteur.
La tradition hermétique nous apprend que les quatre plans éthériques
jouent un rôle particulièrement déterminant au sein de la
nature. En effet, c'est par leur intermédiaire que toute forme matérielle,
solide, liquide ou gazeuse, peut être vitalisée. Plus précisément
encore, l'éther chimique est responsable des fonctions d'assimilation
et d'excrétion, l'éther vital est nécessaire aux fonctions
de reproduction, l'éther lumière est intimement lié aux
fonctions sensorielles alors que l'éther réflecteur est associé
aux fonctions de mémorisation.
Ainsi, c'est
grâce aux énergies subtiles du plan éthérique que
la matière s'organise et s'ordonne. Ces énergies exercent donc
des fonctions structurantes et contribuent en outre à tous les processus
vitaux. Or, les esprits de la nature (également dénommés
élémentaux) sont formés de matière éthérique
et ils habitent par conséquent ce monde invisible qui anime et organise
le monde visible.
Pour être plus précis, les esprits de la terre sont formés
d'éther chimique, les esprits des eaux d'éther vital, les esprits
de l'air d'éther lumière et enfin, les esprits du feu d'éther
réflecteur. Nous allons les distinguer en quatre groupes principaux :
les esprits de la terre (gnomes et fées),
les esprits des eaux (ondines et sirènes),
les esprits de l'air (sylphes et elfes),
les esprits du feu (salamandres et dragons).
Les esprits de la terre
Ils habitent
l'éther chimique et sont fort nombreux. Certains mènent une activité
souterraine, d'autres uvrent à la surface du sol, tandis que d'autres
s'activent à la fois sur et sous terre. Ce sont les gnomes et les fées.
Les gnomes
Il en existe une grande diversité d'espèces selon les lieux géographiques
et également selon leurs fonctions. Le plus répandu est un petit
vieillard trapu, haut de 30 à 45 cm, dont le corps est d'une couleur
vert émeraude. Cet aspect peut varier selon les phases lunaires. Comme
le précise Rudolf Steiner, lors de la pleine lune ils deviennent comme
de petits chevaliers recouverts d'une armure étincelante, alors qu'au
premier quartier, ils sont quasiment transparents. Sous l'emprise de la lune,
les gnomes peuvent être mutés en crapauds ou en grenouilles.
Leurs fonctions s'exercent dans les cavernes et les mines, ils vivent quelques
centaines d'années à parcourir le sol et le sous-sol et sont en
rapport avec les métaux, les minerais, les roches et les pierres précieuses.
Pour eux nul n'est besoin de réfléchir, ils ont une compréhension
immédiate de ce qu'ils voient ou entendent.
Il existe une espèce de gnome associée à chacun des cristaux
et des métaux précieux.
En Italie, le Monaciello de Naples était préposé à
la garde de trésors cachés et pouvait enrichir quiconque pouvait
lui dérober son petit capuchon rouge.
Dans la tradition celte, un gnome est présent avec son chaudron de pièces
d'or là où tombe l'arc-en-ciel, et celui qui réussit à
gagner son amitié devient alors dépositaire d'une richesse extraordinaire.
Les
fées
Elles uvrent à la surface du sol et leur principale tâche
consiste à s'occuper des végétaux. Ainsi l'apparence des
fées est ordinairement en relation intime avec la plante dont elles s'occupent.
Les dryades, rapporte la tradition romaine, prennent l'apparence de femmes robustes
et fraîches, leur corps se terminant toutefois en une sorte d'arabesque
imitant le tronc et les racines d'un arbre. Elles portent sur la tête
une couronne de feuilles de chêne et tiennent une hache pour en frapper
ceux qui s'attaqueraient à l'arbre confié à leurs soins.
Les hamadryades, quant à elles, diffèrent des dryades dans la
mesure où leur sort est étroitement lié à celui
d'un arbre avec lequel elles naissent et meurent. Les fées sont souvent
de couleur verte, possèdent un corps svelte et une grosse tête
en proportion du tronc. Leur corps est formé de deux densités
d'éther : une partie, plus dense, formant le corps proprement dit et
une partie plus ténue formant une sorte de vêtement vaporeux. Leurs
déplacements sont motivés par leurs désirs et leur structure
organique est très simple. Leur principal organe interne est un centre
palpitant et irradiant, à peu près situé au même
endroit que notre cur ; il est de couleur or et émet de la lumière.
Tout comme les gnomes, elles vivent quelques centaines d'années. Ce sont
les fées qui s'occupent de l'assimilation des énergies éthériques
dont la plante a besoin pour croître et de l'élimination des miasmes
qui nuisent à son bon métabolisme. Elles veillent sur la croissance
et le bien-être des arbres et des plantes. Lorsque la plante est affaiblie,
la fée s'accorde à son diapason en modifiant son propre rythme
vibratoire. Si la plante est coupée, elle restera avec elle jusqu'à
ce que toute vie l'ait quittée. Elles connaissent les oiseaux et les
animaux du voisinage dont elles protègent les nouveaux-nés. Mais
les fées interviennent aussi auprès des humains et plus particulièrement
auprès des enfants.
Les esprits des eaux
Les esprits des eaux habitent l'éther vital, il en existe des milliers de variétés différentes, leur forme est plus subtile et leur apparence est, par conséquent, plus instable.
Les ondines
Les ondines qui uvrent à la surface, non loin du rivage revêtent
l'apparence de bébés humains, grassouillets et ronds, de teint
généralement bleu clair, elles aiment culbuter les unes sur les
autres au creux x des vagues. Elles ont de grands yeux rieurs et leurs cheveux
sont légers comme du duvet. Elles n'ont pas de cou et leur corps mesure
environ quarante-cinq centimètres. Elles semblent aimer la présence
humaine. Le rythme des vagues est, pour les ondines uvrant à la
surface de la mer, l'équivalent physique du rythme cosmique si important
dans la vie des esprits de la nature.
La seconde catégorie est constituée par les ondines uvrant
à des profondeurs moyennes. Elles ont une apparence plus humaine et mesurent
d'un mètre cinquante à deux mètres dix, elles sont sveltes
et d'une beauté farouche. Leur longue chevelure ressemble à des
algues bleu noir. Ces ondines viennent parfois à la surface (notamment
au clair de lune ou lors des tempêtes) mais la plupart du temps, elles
restent à une profondeur d'au moins dix brasses. C'est à cette
catégorie qu'appartient la sirène. La tradition germanique relate
qu'une sirène du Rhin, appelée Lorelei, attirait les vaisseaux
par l'harmonie de ses chants vers l'abîme du gouffre où avait été
précipité le fatal trésor des Niebelungen. Parfois les
sirènes exercent le rôle de prophétesses, de bons ou de
mauvais augures.
Les néréides et leur forme masculine les tritons appartiennent
également à la catégorie des ondines de profondeur moyenne.
On rapporte que les tritons hantent les océans munis d'une conque dont
le son est si puissant qu'on peut l'entendre d'une extrémité à
l'autre de la Terre.
L'apparence des ondines des grands fonds se rapproche de celle d'un gorille
à fourrure bleu foncé et elles ne sont guère attrayantes.
Elles semblent aveugles et douées de pouvoirs psychiques exceptionnels.
Elles ne viennent que très rarement à la surface et uniquement
de nuit à la clarté de la lune.
Il existe deux classes d'ondines des eaux douces : les petites et les plus grandes.
Les petites ondines, d'une hauteur de vingt à trente centimètres,
habitent les ruisseaux et les chutes d'eau, elles sont de couleur bleue et d'apparence
humaine. Les grandes ondines, quant à elles, mesurent des soixante à
quatre-vingt-dix centimètres mais d'un bleu légèrement
plus foncé. Leur visage a des traits moins humains. Les naïades
sont unes espèce d'ondines des eaux courantes. D'apparence féminine,
elles résident dans les fleuves, les sources et les fontaines. Leur beauté
ensorcelante suscite chez les humains une fascination mêlée de
crainte. Elles ont la réputation de troubler l'esprit de ceux à
qui elles se montrent.
Cette réputation de dangereux séducteurs n'est pas sans fondement.
En effet, il faut savoir que tous les esprits de la nature ont le pouvoir de
jeter un charme sur ceux qui s'abandonnent à leur influence. Ainsi soumis
à leur charme, l'homme entend, sent et voit ce que ces êtres suggèrent.
De tous les esprits de la nature, ce sont les esprits des eaux qui ont acquis
la plus grande maîtrise en ce domaine.
Les ondines exercent la fonction de focaliser l'énergie éthérique
dans nos cours d'eau, dans nos mers et nos océans. Au cours de leur existence,
qui peut atteindre un millier d'années, elles n'ont de cesse d'alimenter
les courants d'énergie qui sillonnent en tous sens les eaux de notre
planète, ces courants constituant en quelque sorte un système
nerveux déversant et purifiant la vitalité pour le bien-être
de toute vie sur Terre.
Les esprits de l'air
Etant exclusivement constitués des particules subtiles de l'éther lumière, les esprits de l'air ne sont pas restreints matériellement et leurs formes corporelles sont donc moins bien définies à la vision humaine que celles des esprits de la terre et des eaux.
Les sylphes
Il convient de répartir les sylphes en deux classes principales. La première
comprend les sylphes vivant leur existence dans les nuages et ceux président
aux tempêtes. La seconde catégorie regroupe les sylphes travaillant
plus étroitement avec l'être humain.
Les sylphes vivant dans les nuages sont généralement très
grands, avec des formes volumineuses, mais ils présentent une figure
étroite plus ou moins humaine et une chevelure qui semble nuageuse. Ils
éprouvent un plaisir enthousiaste à contempler les levers et les
couchers du soleil mais rien n'égale le plaisir qu'ils ont à modeler
les nuages. Parfois, ils captent les pensées émises par les êtres
humains pour sculpter les nuages (un bon exercice consiste à fixer notre
regard sur un nuage, à invoquer le sylphe qui lui est député
et à lui demander de changer l'apparence du nuage pour qu'il adopte l'apparence
d'un animal ou d'un objet désigné). Parmi la première catégorie
de sylphes, nous pouvons distinguer les sylphes des quatre vents principaux
: Notus, le vent du sud ; Borée, le vent du Nord ; Zéphyr, le
vent de l'Ouest ; Eurus, le vent de l'Est.
Les sylphes présidant aux tempêtes, quant à eux, mesurent
en moyenne un mètre trente-cinq de haut, ils ont une belle apparence
et s'associent généralement aux salamandres pour générer
les grands orages. Sachant que leur royaume est l'air et que l'air est imprégné
de lumière, on peut affirmer que ces esprits se meuvent dans la lumière
et la chaleur de l'atmosphère et que, par leurs mouvements continuels,
ils alimentent les multiples courants d'énergie qui parcourent l'atmosphère.
Ainsi tout courant d'air produit par le simple vol d'un oiseau ou d'un insecte
est avant tout perçu comme un son que les sylphes utilisent par la suite
comme une énergie élémentaire qu'ils canalisent pour l'exécution
de leur tâche.
La seconde classe des esprits de l'air est constituée d'êtres très
évolués, les plus évolués de toute la hiérarchie
des esprits de la nature. Très beaux, ils sont dotés d'une figure
enfantine et sont entourés d'une brume opalescente. Porteurs de lumière,
ces sylphes sont plus précisément les porteurs de l'amour cosmique,
les messagers de l'amour à travers l'espace aérien. Une de leurs
plus grandes joies est d'accueillir et de divertir les enfants au moment de
leur mort. Les occultistes travaillent également avec ces grands êtres
de lumière et ce particulièrement au cours de leurs rituels d'exorcisme
car ils ont la capacité de procéder à la reprogrammation
psychique des sens et du cerveau. Ils opèrent donc un travail de réharmonisation
qui facilite la libération des élémentaux artificiels.
Les elfes
Parmi les esprits de l'air, les elfes sont les plus connus. Ils sont de stature
relativement grande, de soixante à quatre-vingt quinze centimètres
de haut, et préfèrent s'activer à la surface du sol en
compagnie des fées avec lesquelles ils ont été souvent
confondus. Leur tâche consiste à imprégner les plantes de
lumière et interviennent donc dans le processus de la photosynthèse.
Ainsi les substances minérales montant dans la plante par l'entremise
des gnomes, sont élaborées par les fées et transformées
par les elfes, porteurs de lumière. Comme tous les esprits de la nature,
ils sont doués d'un puissant pouvoir de fascination sur la conscience
humaine.
Les esprits du feu
Les
salamandres
Les esprits du feu sont formés des parties les plus fines de l'éther
réflecteur, le plus subtil de tous les éthers. Les salamandres
sont les gardiennes des feux intérieurs de la Terre. Leur longévité
peut atteindre plusieurs milliers d'années. Perçues sous leur
forme ignée, elles sont ordinairement visibles au-dessus des marais,
des prairies et des champs. Les petites salamandres mesurent de huit à
soixante centimètres de haut et sont sans forme particulièrement
définie à la vision humaine, elles revêtent en général
une apparence brumeuse. Elles sont responsables de la fécondation des
végétaux. Les occultistes les invoquent parfois en raison de leur
grande capacité à prédire les événements
futurs, mais leur manipulation peut s'avérer fort dangereuse (elles sont
souvent à l'origine des combustions spontanées). Les grandes salamandres
mesurent entre un mètre cinquante et quatre mètres et vivent le
plus souvent dans les volcans et les profondeurs terrestres. Elles jouent un
rôle essentiel dans la création et l'élaboration du monde
puisqu'elles sont les gardiennes du feu intérieur à l'origine
de toute chose. Elles sont bien connues sous l'apparence des dragons.